Trachéite

Sommaire

La trachéite est une inflammation de la trachée. Elle se traduit par une toux et un mal de gorge.

Bon à savoir : la toux est le troisième motif de consultation le plus fréquent chez le médecin généraliste.

Définition de la trachéite

La trachée est un conduit élastique essentiellement constitué de cartilage qui relie le larynx aux bronches.

Souvent, c'est la rhinopharyngite qui se complique d'une trachéite, voire d'une trachéobronchite. L'ensemble du tableau dure en moyenne 10 jours à 3 semaines.

La trachéite est en général due à une maladie :

  • infectieuse : virus, bactérie, rarement champignon ;
  • toxique : produit chimique inhalé ;
  • mécanique : présence d'un corps étranger ou d'un reflux gastro-oesophagien ;
  • tumorale : tumeur des voies oto-rhino-laryngé ou bronchique ;
  • ou allergique : pollens.

Le principal symptôme de la trachéite est une toux :

  • sèche et douloureuse (maux de gorge) ;
  • en quinte, prédominante la nuit et en position allongée ;
  • aggravée par les atmosphères sèches et enfumées (tabagisme passif) ;
  • rarement accompagnée de fièvre et de crachats (infection sinusienne ou pulmonaire associée).

Bon à savoir : la toux peut être d'origine psychogène.

Trachéite : quelles causes ?

Habituellement, la toux est le symptôme d'une maladie. Elle nécessite la consultation d'un médecin généraliste afin d'en identifier la cause et de la traiter.

La trachéite peut être associée à de nombreuses maladies.

Dans le contexte d'une infection oto-rhino-laryngée, la trachéite guérira sous traitement antibiotique s'il s'agit d'une infection bactérienne ou avec un traitement symptomatique s'il s'agit d'une infection virale.

Bon à savoir : un traitement symptomatique ne traite pas la cause de la maladie mais les symptômes qui s'y rapportent, comme un antipyrétique Paracétamol pour la fièvre et les douleurs, un antitussif Bronchokod® pour la toux...

Lorsque la cause est moins évidente, le médecin généraliste prescrira en premier lieu une radiographie pulmonaire :

  • Lorsqu'elle est anormale, on suspectera une cause broncho-pulmonaire nécessitant la réalisation d'autres examens de la fonction respiratoire.
  • Lorsqu'elle est normale, on recherchera scrupuleusement des symptômes associés :
    • exposition à un toxique comme le tabagisme actif/passif, pollution, aérocontaminants environnementaux, médicaments... puis suppression de l'agent causal ;
    • rhinorrhée postérieure : indication à un scanner des sinus, auquel peut s'ajouter un bilan allergologique en vue de mettre en évidence une pathologie naso-sinusienne ;
    • terrain allergique : indication à une spirométrie et à des tests pharmacologiques et allergologiques dans l'hypothèse d'un asthme ;
    • en dernier recours, seront réalisés une fibroscopie bronchique et des explorations cardio-vasculaires.
    • pyrosis (brûlures digestives) : indication à une pH-métrie à la recherche d'un reflux gastro-oesophagien ;

Bon à savoir : la rhinorrhée postérieure correspond à un écoulement nasal avec jetage postérieur, dans le pharynx puis souvent déglutie.

Traitement de la trachéite

Le traitement de la trachéite repose sur le traitement de la maladie causale. Certains traitements sont spécifiques de la toux :

  • Les bonbons au miel et autres adoucissants sont à utiliser en premier lieu.
  • Il existe des antitussifs centraux qui agissent sur les centres nerveux de la toux situés dans la moelle épinière : les opiacés, la morphine, la codéïne, la Nortussine® ou le Tussissédal®.
  • Le deuxième type d'antitussifs a une action périphérique sur les récepteurs à l'irritation de la gorge mais ils ne sont utilisés que dans un contexte d'anesthésie car trop puissants.
  • Les expectorants n'ont pas montré d'efficacité sur la toux mais ont un effet adoucissant, le Surbronc® par exemple.
  • Enfin, les mucolytiques N-acétylcystéine et carbocystéine sont utilisés en pratique courante en cas de sécrétions et de crachats intenses accompagnant la toux.

Bon à savoir : attention, les antitussifs centraux présentent de nombreux effets secondaires, dont la somnolence et la dépression respiratoire (contre-indiqués en cas de maladies pulmonaires).

La kinésithérapie respiratoire en cas de cause pulmonaire associée (asthme) permet d'accélérer la guérison.

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